Presse 12 AUG 2014

Le cinéma belge francophone à la conquête du Canada

Au festival de Toronto comme au Festival des films du Monde de Montréal, les productions belges francophones se font la part belle. Pas moins de dix films soutenus par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel y seront présentés.

Considéré par beaucoup comme le deuxième festival le plus important après Cannes, le festival de Toronto accueille un grand nombre de premières de prestige ainsi qu’un marché prisé et dynamique qui en font le rendez-vous incontournable d’Amérique du Nord.

On y retrouve cette année quatre films de Wallonie Bruxelles. En première mondiale, Tokyo fiancée, troisième long métrage de Stefan Liberski produit par Versus Production sera présenté dans la section Cinéma du Monde contemporain. Le public canadien y découvrira Pauline Etienne dans une adaptation pop du roman autobiographique d’Amélie Nothomb Ni d’Eve ni d’Adam.

Dans la même section, après son succès en salles en France et en Belgique, Pas son genre, de Lucas Belvaux produit par Artémis Productions fera sa première outre-Atlantique.


Plébiscités en mai à Cannes, Deux jours, une nuit de Luc et Jean-Pierre Dardenne et Alleluia de Fabrice du Welz seront également da la partie. Le premier, produit par Les Films du Fleuves fera l’objet d’une présentation spéciale tandis que le second est programmé dans la section Vanguard consacrée aux réalisateurs audacieux et provocateurs.

A noter par ailleurs dans la section Cinéma du Monde contemporain la co-production greco-belge Xenia, de Panos H. Koutras, déjà remarquée également sur la Croisette.


Avant Toronto, place au Québec et au Festival des films du Monde de Montréal où les films belges francophones tiendront le haut de l’affiche. Présenté en première internationale dans la Compétition officielle, Melody, de Bernard Bellefroid devrait être une candidat sérieux au Grand Prix des Amériques. Une nouvelle fois produit par Artémis, le deuxième film du réalisateur namurois après La régate en 2011  explore les liens complexes entre une jeune mère porteuse et sa « cliente ». 

Deux premiers films au féminin feront également leur première mondiale à Montréal. Dans la Compétition premières Œuvres, L’année prochaine, de Vania Leturcq, produit par Hélicontronc, s’attache à l’amitié adolescente entre Clotilde et Aude, à la veille de leur vie adulte. Dans la section Regards sur les Cinémas du Monde, Tous les chats sont gris (la nuit) de Savina Dellicour produit par Tarantula Belgique nous présente Bouli Lanners en détective privé célibataire enquêtant sur sa fille biologique.

A noter également la présence du film documentaire de Angelos Rallis et  Hans-Ullrich Gössl, Une endroit pour tout le monde, produit par AJC!. Tourné au Rwanda, le film relate le quotidien de jeunes Hutus et Tutsis. 

Le court-métrage ne sera pas en reste dans la belle province avec Taxistop, de Marie Enthoven , Forêt, de Samuel Feller et L’être venu d’ailleurs de Renaud de Putter et Guy Bordin.