Actu 08 JUN 2017

Des (co)productions belges au FIDMarseille

Ce jeudi 8 juin, la programmation officielle du FIDMarseille a été dévoilée : trois (co)productions belges y figurent. 

Deux films (co)produits en Belgique concourront en compétition internationale :

Le documentaire TREMOR. Es ist immer Krieg, réalisé par Annik Leroy, sera présenté en première internationale.
TREMOR se déploie sous l'impulsion des voix qui le traversent – celles des poètes et des fous, d'une mère ou d'un enfant. De la pensée réflexive au récit spontané, du témoignage à la fiction, chacun prend la parole pour dire son expérience propre de la violence et du conflit. Nous les écoutons tandis que notre regard plonge dans des lieux impossibles à situer de manière fixe. Des bruits venus d'ailleurs interfèrent et les transfigurent. Poreuse et instable, la matière s'empare de l'image.
Le film est produit par Cobra Films (Daniel de Valck et Anne Deligne) et Auguste Orts (Marie Logie et Anne Goossens), coproduit par le Kunstenfestivaldesarts et le Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles, avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie Bruxelles.

L’Héroïque Lande (La Frontière Brûle) de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval concourra également dans cette section. 
Film primitif et épique, L’Héroïque Lande raconte comment cette ville naissante, en pleine croissance, où vivaient près de 7 800 personnes, sera détruite à 50% en février 2016. Comment les 4 000 migrants expulsés de la zone Sud, tenteront ensuite de renaître de leurs cendres dans la zone Nord. Avant que l’Etat décide d’anéantir l’ensemble du territoire en octobre 2016 et de disperser ses quelques 11 000 habitants, aux quatre coins de la France.
Le film est coproduit en Belgique par Stempel (Julien Sigalas) et en France par Shellac (Thomas Ordonneau), ainsi que Mata Atlantica (Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval), avec la participation de La Région Normandie et le soutien du Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique. 

Une production belge sera quant à elle présentée en compétition nationale : il s’agit de Saints’Game réalisé par Amélie Derlon Cordina.
Il y a des périodes de forte conscience du sacré et des périodes de désacralisation. Le film débute à l’image - et a débuté dans son processus - par ma propre obsession pour les représentations iconiques, plus particulièrement celles des saints chrétiens. Au détour de ce travail, alors que les acteurs rejouent (miment) des scènes symbolisant des saints, je les questionne sur leurs tentatives et volontés de rupture avec leur propre héritage culturel et religieux. [...] Tout se déroule à Bruxelles. Cette précision géographique fait sens. Cette ville, capitale européenne et multiculturelle fabrique peut-être mieux qu’ailleurs un déshéritage imparfait qui conduit à l’errance. Bruxelles est un symbole de modernité, une ville d’errants culturels, une ville d’étrangers.
Le film a été réalisé au sein du programme SoundImageCulture à Bruxelles, est produit par Samuel Hauser Films Production, distribué par Argos vzw Centre for Art and Media à Bruxelles, avec le soutien du CBA (Centre de l’Audiovisuel de Bruxelles) et du GSARA, avec l’aide de l’AJC (Atelier Jeunes Cinéastes) et Polymorfilms (Laurent Van Lancker).

La 28ème édition du FIDMarseille, Festival International de Cinéma de Marseille, se tiendra du 11 au 17 juillet prochains.